MANON CHIRCEN

En 2012, Manon écrit et met en scène Mon vacarme fut silencieux, qui obtiendra le prix du « Meilleur Travail de Fin d’Etudes » et de « Meilleures comédiennes » au festival des Automnales des Cours Florent où elle termine alors sa formation. Elle participe la même année au prix Olga Horstig, dirigé par Olivier Tchang-Tchong, au théâtre des Bouffes du Nord. Elle entre au CNSAD en 2014 où elle écrit Morsure, pièce sur les violences faites aux femmes, distinguée du prix « Martha Award » au festival international Setkani/Encouter 2016 (Rép.Tchèque). En 2017, elle joue dans Roberto Zucco mis en scène par Yann-Joël Collin et l’Impromptu de Versailles par Clément Hervieu-Léger au Festival In d’Avignon. À sa sortie du conservatoire, on la retrouve dans Les Bacchantes de Bernard Sobel au théâtre de l’Epée de Bois. Depuis 2018, elle joue dans Iliade et Odyssée, mis en scène par Pauline Bayle, spectacles toujours en tournée. En septembre 2020, elle met en scène un atelier d’élèves de 3ème année du CNSAD et écrit pour eux N’oubliez pas vos ailes en sortant. On la retrouvera dès septembre 2020 au théâtre du Rond Point dans J’habite ici, prochaine création écrite et mise en scène par Jean-Michel Ribes. 

LES PROJETS DE MANON CHIRCEN

                2020

Je suis partie de la figure de l’Ange, imaginant leur monde et ce qu’ils diraient de nous. Je suis partie de Nous, imaginant que nous étions nos propres anges. 

Des frères et soeurs, tous coincés dans une douleur qui s’acharne sur leur âmes avec la violence du ressac. Ils sont Ceux qui ont été remarqués sur le seuil de leur vie naissante. Alors le temps est venu de battre des ailes et de rêver fort jusqu’à en faire tomber les murs et en oublier le reste pour se souvenir de l’essentiel. Restera l’écume d’un temps et la promesse d’un autre. 

2015 - 2017

Dans Morsure, six femmes, six figures, viennent nous dire, nous montrer, des violences. Faire rire là où on a déjà pleuré. Dire ce qui aurait dû être dit, dire ce qui l’a déjà été. Il y a l’analyse du « guide de la féminité », des petits papiers à lire, des élans d’amour et de colère, des rires, des cris, Michel, du sang et des paroles d’enfants. Il y a des chiffres à ne pas oublier, des mots. Il y a l’envie d’y croire, la nécessité de dire et celle de faire place au silence, quand on a perdu les mots. Le silence, quand on les a retrouvé.

2012 -2014

Dans chaque baiser, il y a un cri. Dans chaque « Je t’aime », il y a le désespoir d’aimer. Mon Vacarme fut silencieux interroge notre envie d’aimer et de l’être en retour, le besoin que l’on a de se sentir transcendé par l’amour sans souffrir, mais notre incapacité à y parvenir.  Naissent alors le fantasme et le besoin de construire des rêves puissants, dans lesquels nous réfugier, nous évader. Nous rêvons beaucoup, nous projetons nos rêves et parfois, souvent, ils se brisent. Et s’ils ne se brisaient pas, en ferions-nous d’autres ?